[Biologie] Espèces en présence
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# [Biologie] Espèces en présence   
Ven 27 Déc - 21:56

Biologie
Espèces en présence

     Il y a quelques années encore l’homme était maître en ces lieux, mais la roue tourne et des êtres venus d’ailleurs ont changé la donne. Qui sont ces nouveaux acteurs de la civilisation sur Terre ? que l’on veuille leur mort ou leurs faveurs, personne ne peut prétendre avancer sans apprendre à les connaître… eux et ce qu’ils ont apporté avec eux.


Sonaaqs


     Les Sonaaqs sont des parasites extraterrestres qui se présentent sous la forme de vers d’environ vingt centimètres de long pour trois de diamètre. Leur peau est lisse et de couleur grise à brunâtre, quant à la tête elle s’identifie par un proto-bec surmonté de ce qui a pu, à un stade antérieur de l’évolution, être des yeux. Incapables d’évoluer seuls dans cet état, ils peuvent cependant y hiberner relativement longtemps tant qu’ils ne sont pas exposés à des températures extrêmes ni victimes de lésion.

     Ovipares, ils sont conçus par parthénogenèse par les quelques représentants sexués de leur espèce, appelés sur Terre les reines par analogie avec certains insectes autochtones. Une reine mature peut pondre de trois à dix larves viables à la fois, pour une gestation d’une semaine environ. Une incubation de deux semaines est encore nécessaire avant éclosion et éventuellement implantation. Ces dernières ne se développeront en effet jamais sans un hôte pour lui apporter la stimulation nécessaire à sa maturation.

     Les larves sont introduites (généralement par leurs semblables) via la cavité buccale ou ce qui tient lieu de tel avant de se greffer aussi près que possible des tissus cérébraux. En théorie tout être vivant présentant des dimensions anatomiques assez larges pour accueillir un Sonaaq dans cette région peut servir d’hôte, mais cela fait des milliers d’années que les parasites se concentrent exclusivement sur des races intelligentes, ayant développé une culture propre. Chez l’être humain les larves se logent au niveau de la nuque, autour du rachis cervical. La première action de la larve est alors de produire deux types d’hormone, l’une favorisant la régénération cellulaire et l’autre ayant un effet anesthésiant. Celles-ci ont pour double but d’apaiser le nouvel hôte mais aussi de réparer les éventuelles lésions antérieures à l’implantation ou provoquées par celle-ci. L’opération dure d’une petite minute à plusieurs heures, en fonction de l’état du corps, durant lesquelles hôte et Sonaaq sont plongés dans un profond sommeil réparateur.

     Passé cette étape d’autres hormones, moins invasives mais pas moins efficaces, prennent le relai. Elles stimulent le corps dans sa globalité et permettent, à terme, de l’utiliser au maximum de ses capacités – il n’est ainsi pas rare qu’une population-hôte développe des fonctions qui étaient marginales ou inexistantes avant les premières implantations. Les hôtes deviennent cependant aussi plus gourmands en énergie, nécessitant une alimentation plus riche que les membres ordinaires de leur espèce. L’hormone de régénération s’active encore à intervalle régulier pour lutter contre le vieillissement ou occasionnellement pour faire face à une blessure.

     Ce n’est toutefois pas le seul pouvoir régulateur que possède le parasite sur son nouveau corps. S’il s’implante au plus près des tissus cérébraux, ce n’est pas un hasard : la phase de repos primordial établit une connexion directe avec le cerveau de l’hôte, qu’il peut consulter mais aussi influer. En règle générale le Sonaaq a toujours l’ascendant et peut imposer ses choix si tel est son souhait, même si l’opération peut entraîner une fatigue nerveuse en cas de résistance de l’hôte – et c’est d’autant plus vrai chez les individus juvéniles, qui doivent souvent s’abaisser à faire des compromis.

     Pour éviter les situations de conflit les Sonaaqs adultes (ils ne développent en général pas cette fonction avant dix à douze mois terriens d’implantation) peuvent mettre en veille l’esprit de leur hôte pour devenir les seuls maîtres à bord. Ce procédé a été la source principale de conflit entre les Impériaux et le mouvement Symbiose – une étude commandée par ces derniers a en effet mis en évidence que les veilles de longue durée avaient un effet néfaste sur l’équilibre psychologique de plusieurs populations-hôtes. Il est encore trop tôt pour juger si ce sera le cas de l’espèce humaine mais les Impériaux pensent pouvoir d’ici là enraciner assez profondément leur société dans les mœurs terriens pour ne pas avoir à se soucier du scandale. Du reste il est difficile de faire la part des choses entre problèmes préexistants à l’implantation et dégâts prétendument occasionnés par celle-ci, les hôtes de longue durée étant souvent choisis parmi les marginaux.

     Il est encore à noter qu’il existe une catégorie de Sonaaq qui n’est pas adaptée à la morphologie humaine et ne peut donc être implantée de manière naturelle : les individus féconds, ou reines. Légèrement plus grandes que les autres, elles doublent de volume durant la gestation et ne tiendraient donc que difficilement au niveau de la gorge sans risquer l’étouffement de leur hôte. Elles sont donc introduites par opération chirurgicale un peu plus bas sur la colonne vertébrale. Une cicatrice en forme de croix est laissée apparente vers le milieu du dos, cette dernière pouvant se rouvrir facilement lors des pontes.


Homo sapiens (améliorés)


     Espèce dominante sur la planète Terre, c’est tout naturellement vers elle que les parasites extraterrestres se sont tournés pour se chercher de nouveaux hôtes – s’il semble en effet que d’autres créatures aient pu développer une forme d’intelligence, aucune n’a atteint le niveau de raffinement de ces primates bipèdes que sont les êtres humains. Leur culture, d’une relative diversité, flatte la curiosité naturelle des nouveaux venus mais ils ont aussi réservé d’autres surprises.

     Quelques mois après les premières implantations certains hôtes ont manifesté des capacités hors-norme, ou plus exactement qualifiées de « paranormales ». Cela allait de déplacer un objet à distance à allumer une bougie par la force de la pensée. Sans être totalement inconnus de la population-hôte, ces phénomènes ne s’étaient apparemment jamais développés à assez large échelle pour être scientifiquement observables et étaient donc de manière générale cantonnés au rang de superstition.

     Les effets sont divers et variés, si bien qu’il est impossible de les énumérer de manière exhaustive, mais on observe quelques constantes.
– Le premier est leur faible portée de départ : dans le cas de la télékinésie, par exemple, elle ne s’appliquera que sur un nombre limité d’objets légers proches de l’individu et sur de courtes distances. Il est possible d’élargir le spectre d’action, mais cela demande un long entraînement dont les progrès seront aléatoires et surtout très progressifs.
– Le second est une certaine homogénéité. Quand un individu développe plus d’un don ceux-ci sont toujours fortement liés d’une manière ou d’une autre. Une hypothèse avance que les dons paranormaux demandant de grands efforts, les cellules qui sont à l’origine de ces derniers se spécialisent relativement rapidement.
– Enfin on a remarqué que les dons développés ont souvent un rapport avec le vécu ou les intérêts de l’individu – ce qui explique en partie la seconde observation. Il n’est pas encore clair si ce sont ces capacités à l’état latent qui ont inconsciemment tourné l’individu en question vers sa vocation ou si c’est au contraire sa familiarité avec tel ou tel domaine qui favorise sa spécialisation parmi le grand panel des dons paranormaux.
     Même sans Sonaaq, n’importe quel être humain peut en théorie développer un don mais cela lui demandera un plus grand investissement de départ. Il est à noter toutefois que cette pratique est sous le coup d’une loi impériale et assimilée à un port d’arme. Pour des raisons de sécurité seuls les hôtes et anciens hôtes ont le droit d’en faire usage – les dons « sauvages » (soit apparus sans le contrôle d’un Sonaaq impérial) sont en effet réputés instables et donc aussi dangereux pour soi que pour autrui. Le principal danger est en réalité de se faire prendre en flagrant délit par les autorités – certains rebelles humanistes ou symbiontes passent cependant outre la loi dans le but de se battre à arme égale avec l’envahisseur.


Autres populations-hôtes


     Avant d’arriver sur Terre les extraterrestres avaient déjà colonisé de nombreuses autres planètes et autant de races et de cultures différentes. Leur seul point commun est une intelligente égale (parfois supérieure) à la race humaine et un cosmopolitisme pour le moins avancé : peu connaissent avec certitude la planète d’origine de leur peuple, ballottés de génération en génération à travers la fédération là où on avait besoin de leurs services. Il semblerait qu’il existe au moins une centaine d’espèces différentes, cinq fois plus en comptant les variantes biologiquement compatibles.

     Frappés d’opprobre depuis la pandémie (dont ils seraient responsables d’après la propagande impériale), ces hôtes venus d’ailleurs ne sont jamais en contact avec les civils. Ceux venus avec les Impériaux vivent en effet entre eux, strictement confinés dans les différents vaisseaux amiraux. Aucun être humain n’a jamais pu les approcher et il est probable que cela reste le cas jusqu’à la fin du processus de colonisation.

     La situation est un peu différente dans le mouvement Symbiose : ils font partie intégrante du mouvement et participent activement à l’organisation de la résistance. Leurs attributs physiques rendent néanmoins toute sortie problématique, c’est pourquoi ils ne quittent les caches qu’en cas d’extrême nécessité. Peu de Terriens ont donc eu l’occasion de croiser l’un d’entre eux, en dehors évidemment de leurs camarades symbiontes.
=> Liste des populations-hôtes déjà décrites

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